La stratégie du moindre effort
S'il est un sujet sur lequel tout le monde s'accorde, c'est la quasi exhaustivité de l'information disponible sur internet. Autrement dit, on y trouve tout et n'importe quoi. Le problème, c'est la difficulté pour le non initié qui recherche une information précise de séparer le bon grain de l'ivraie pour garder l'information juste, ou en tout cas, celle qui paraît la plus pertinente, justesse étant pour certains propos surtout une question d'opinion.
Dans le domaine de la santé, et plus particulièrement dans le domaine de la « forme physique», je suis très souvent étonné de voir comment se fait le choix de la pertinence d'une info par le lecteur. Est jugé convaincant celui qui ira dans le sens du moindre effort, celui qui justifie notre comportement journalier, celui qui nous incitera à penser que l'erreur ne vient pas de nous. Pour exemple est il besoin de citer toutes ces machines merveilleuses du téléachat qui en cinq minutes par jour, sans effort, sans sueur, et sans douleur, permettent à tout un chacun de retrouver un galbe et une silhouette qu'ils n'ont, pour la plupart, jamais eu? Chacune de ces machines est remplacée tous les six mois par une nouvelle au design amélioré et au « nouveau procédé révolutionnaire » qui, elle, c'est promis, on vous l'assure, marche, bien mieux que tout ce que vous avez pu essayer avant. Tiens ! Ce n'était pas l'argumentaire de vente de la précédente ?
Autre gros défaut des lecteurs assidus de « méthodes infaillibles », retenir progressivement tous les conseils qui vont dans le sens de leur interêt, à savoir, encore une fois, la stratégie du moindre effort :
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on assène pendant des années qu'il faut boire 1,5 litre d'eau par jour pour rester en bonne santé. Il suffit d'un documentaire un soir sur Arte remettant en cause ceci pour que dès le lendemain des patients m'affirment en consultation que l'eau n'est pas bonne pour la santé, encore un coup des lobby agroalimentaires pour nous faire acheter de l'eau en bouteille !!! Arggghh les traitres ! Et que voulez vous faire madame, vous mettre à la bière ou au coca ?
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Même chose pour le lait. Une personne qui venait de lire un livre sur le sujet m'a soutenu la dangerosité des laitages dans notre vie de tous les jours. Les lobby agroalimentaires ( encore eux, décidément ils sont très méchants) nous ont convaincu qu'il fallait boire du lait et manger des yaourts... Cette personne était prête à renoncer aux laitages, mais continuait à discuter en fumant à la moindre occasion. Stratégie du moindre effort.
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Cinq fruits et légumes par jour. Il est évident que c'est un slogan publicitaire, créé de toute pièce pour inciter la population à manger plus sainement et varié. Je ne pense pas qu'il soit necessaire de rappeler aux gens qu'il faut aussi manger d'autres choses. Une publicité de santé publique qui ne conseille rien d'autre que de se faire plaisir en mangeant aussi des produits trop souvent négligés dans l'alimentation générale, avec un minimum de contrainte. J'ai quand même réussi à trouver des articles ayant l'air de prendre cette pub pour une assertion scientifique et critiquait l'idée de manger cinq fruits par jour, trop riches en sucre. Evidemment ce message est destiné à une population générale qui, si elle ne mange pas ces fruits, ira se rattraper sur des glaces, des crêpes, des gateaux. Pour sa défense, j'ai lu cette critique sur un blog orienté pour les sportifs. On peut dire que je suis de mauvaise foi. Néanmoins, je continue à coller au propos, car une personne tombant sur son article dénigrant les fruits n'ira pas chercher plus loin, surtout s'ils ne sont pas déjà dans ses habitudes alimentaires. On retient ce qui nous arrange. Après tout, qui se rappelle de ce proverbe ? « Une pomme chaque jour éloigne le médecin » auquel Winston Churchill ne manquait pas d'ajouter « surtout si on vise bien ! ».
Les exemples ne manquent pas pour justifier un comportement alimentaire ou physique et je ne vais pas passer mon article sur ce préambule. Mais réunis en un tout, l'application de ces « conseils » aboutit à l'antithèse de ce qu'une personne recherche initialement : l'amélioration de sa santé et de sa condition physique. Une erreur ou une approximation additionnée aux autres et on arrive à une série de non sens. La personne est d'autant plus déboussolée qu'elle est convaincue d'avoir tout fait comme il fallait.
C'est pourquoi aujourd'hui, je vais m'en prendre à un mythe qui commence à s'implanter de plus en plus dans l'opinion générale : le cardio training ne sert à rien !
Ça commence semble t il toujours de la même manière. Une personne autoproclamée experte fait part de son expérience personnelle, et en tire une généralité progressivement déformée. Alors, moi aussi je m'autoproclame expert en la matière et je vais défendre chèrement mon opinion sur le sujet.
Mais commençons par le début avec des réponses d'ordre général.
Qu'est ce que le cardio training?
Vous savez, c'est tout ce qui consiste à faire des efforts d'endurance sur des velos, des steppers, des rameurs et autres joyeusetées du même genre.
A quoi sert le cardio training ?
Comme son nom l'indique, il sert à entrainer le système cardio vasculaire à faire des efforts. C'est son intention principale et il ne faut pas la perdre de vue pour la suite du raisonnement.
À quoi ça sert d'entrainer son système cardio vasculaire à faire des efforts ?
Du point de vue physiologique, le cœur lutte moins pour un même effort physique car il est plus musclé. Il a moins à pousser pour chasser le sang vers les organes et les muscles. D'autre part, les muscles extraient l'oxygène plus facilement du sang qui leur parvient et risquent moins et moins vite de faire cet acide lactique qui donne les crampes si douloureuses lors d'un effort. Comme la consommation d'oxygène est plus efficace, la respiration générale est facilitée, on s'essoufle moins vite. On a « des réserves ». On tient plus longtemps.
Du point de vue de l'individu, comment ça se manifeste ?
On a moins de mal à monter les escaliers en portant ses courses, on peut prendre les escaliers plutôt que l'escalator dans le métro, on va acheter son pain à pied plutôt qu'en voiture ( non, ne riez pas, il y en a qui le font). Ce cercle vertueux s'installant, plus on s'entraine, plus il est facile de le faire et plus on peut faire de choses qu'on ne faisait pas même en sachant leur interêt pour la santé ( monter les escaliers dans le métro, non mais franchement, qui le fait!). Ces exemples valent pour les super sédentaires, ceux qui partent de rien. Mais il n'y a pas qu'eux qui y gagnent.
Bien sur, un sportif gagne en endurance. Là, ça devient plus délicat et plus fin, et ça commence à dépendre beaucoup du sport pratiqué. Néanmoins, hormis l'haltérophilie, je connais peu de sports où le pratiquant n'a pas tout à gagner à améliorer son endurance. Un footballeur, basketteur, rugbyman a tout intérêt à pouvoir courir tout le long du match. Un boxeur, un combattant, un pratiquant d'arts martiaux, n'a aucune chance de s'en sortirs'il n'a que sa puissance de frappe. Il suffit de regarder l'entrainenement de Mohamed Ali dans l'excellent documentaire « When we were kings » ou d'une manière plus ludique, qui ne s'est pas imaginé sur la musique de Rocky en train de gravir cet escalier en plein Philadelphie après un jogging en survêtement gris sale ? (pour ceux d'entre vous qui n'ont toujours pas vu Rocky, allez hop ! Séance de rattrapage obligatoire, et non, Rocky n'est pas un film stupide et bourrin. Seuls ceux qui ne l'ont pas vu peuvent soutenir cette thèse. J'attends mes contradicteurs). Les nageurs doivent allier une technique irréprochable et un synchronisme parfait à leur respiration qui se doit d'être efficace pour tenir leur distance sans faillir. Et que dire des fréquences cardiaques ( 40 par minute au repos)des cyclistes devant lesquels on s'émerveille chaque mois de juillet à l'occasion du Tour de France et qui ne doivent pas toutes leurs performances au dopage ?
Evidemment dans le cadre plus large d'une activité physique régulière, il réduit les risques de cholesterol, hypertension artérielle et maladies cardiovasculaires. Je ne m'étendrais pas sur le sujet pour cette fois qui touche plus à l'activité physique en général quelle qu'elle soit ( mais si vous me cherchez, c'est faisable).
Je pense avoir suffisamment avoir justifier que oui, le cardio training est utile, et non, il ne sert pas à rien.
Deuxième partie :
Le cardio training fait il maigrir ?
La question est idiote et mérite la réponse logique qui en découle : oui et non.
Rien ne fait maigrir à lui tout seul.
Pour un problème de définition, je rappelle que maigrir peut être compris comme perdre du poids ou comme perdre du volume. On rêve tous de perdre du volume,et comme il est très difficile de surveiller notre volume de manière simple, nous surveillons notre poids ( en fait notre masse, mais bon!) par le biais de la balance, notre meilleure ennemie. Force est de reconnaître que quand on perd quelques kilos, on perd aussi du volume. Pour une population générale, la distinction entre les deux n'est pas forcément essentielle au début. Mais très vite, il faut prendre en compte cette différence qui mal interprétée peut vite décourager les efforts initiaux. Le muscle, ou masse maigre, pèse beaucoup plus lourd que le gras, ou masse grasse ( là, c'est plus facile). C'est l'histoire du kilo de plume ou du kilo de plomb ! Gagner du muscle fait prendre du poids. Si on gagne du muscle avant de perdre du gras, on va gagner en poids sans forcément perdre en volume de façon notable, au début. Par contre, on prépare une perte de gras plus facile par la suite. Ça peut être une des ( très) nombreuses stratégies de perte.
Revenons à notre cardio training et à la question posée. Fait il perdre du poids (et du volume) ?
Le corps est un équilibre subtil des entrées et des sorties. C'est comme un budget.
-Vous gagnez votre vie. Vous dépensez peu. Vous mettez plein de côté. Vous vous engraissez.
-Vous gagnez votre vie. Vous dépensez ce que vous gagnez : vous êtes stables
-Vous gagnez votre vie. Vous dépensez beaucoup. Vous « tapez » dans vos économies. Vous vous appauvrissez.
À partir de là, le raisonnement est extrèmement simple. Dans la mesure où le cardio training est une dépense d'énergie, il rentre dans le bilan de votre budget comme une dépense, quoi qu'il arrive. Ce n'est qu'un facteur de votre budget, et il faut le mettre en rapport avec les autres élements de votre budget pour comprendre pourquoi il est efficace ou pas.
Concrètement, vous faites une demi heure de vélo d'appartement et vous mangez une pizza pour douze juste derrière avec un litre et demi de coca pour fêter votre exploit. Ne vous attendez pas à des miracles. Vous allez prendre.
Mais si vous ne faites pas de vélo et que vous avez de toute façon le même régime alimentaire, ce n'est pas mieux.
Si par contre, vous avez la fringale de la pizza justement parce que vous avez fait du vélo pendant une demi heure, là, il y a un problème car la dépense d'energie produite vous incite à vous rattraper. C'est en majorité dû à une méconnaissance alimentaire. Un autre comportement alimentaire permettrait de rattraper l'excès d'apport.
Si en plus, au lieu de faire une demi heure de vélo, vous en faites une heure plusieurs fois par semaine, vous augmentez de façon conséquente votre dépense énergétique.
Donc oui, le cardio training peut faire maigrir, associé à un régime alimentaire adapté. Je préfère parler plutôt de reformatage alimentaire. Un régime semble contraignant rien que par le mot et est rarement durable. Alors qu'une identification des problèmes alimentaires et un réapprentissage de l'alimentation donne des résultats plus durables.
N'oublions pas que c'est l'ensemble de notre comportement qui joue sur notre santé. Nous sommes un tout et il faut nous voir comme tel. Chaque personne est un cas individuel qui mérite une analyse individuelle de sa situation. Affirmer « ceci marche ou ne marche pas » est une généralité qui, prise en dehors du contexte particulier de son application chez une personne donnée, n'a pas beaucoup de sens.
Certains trouveront que « faire du muscle » est plus efficace. D'autres préfèrent courir sur des kilomètres plutôt que de soulever des haltères. On rentre alors dans la notion de plaisir, de désir, et de bien être individuel, ces facteurs importants trop souvent négligés dans la prise en charge d'une personne. Franchement, à quel moment on vous a déjà demandé vos goûts, vos envies, vos motivations, vos buts, vos raisons ? Combien de fois a t on essayé de calquer sur vous une méthode ?
Au delà de l'efficacité ou l'inefficacité supposée d'une activité comme le cardio training, j'appelle à la reflexion sur le sujet de l'envie de changement sans lequel on ne peut rien faire,et sur les efforts qu'on est prêt à consentir pour ça.
En préalable, il faut peut être commencer par se retirer de la tête qu'il y a des raccourcis, des méthodes faciles sans effort, sans volonté, à effet rapide et durable sans aucune contrainte. Là, on peut commencer à travailler. À quand une salle de sport dont la maxime affiché sera aussi de Churchill « je vous promets de la sueur, du sang et des larmes ! ». ( là je sens que je vais en décourager)
Enfin, pour finir sur les bienfaits du cardio training, une histoire personnelle. Il paraît que ça illustre bien un propos.
Je suis un plongeur bouteille, un fainéant du point de vue de ceux qui pratiquent l'apnée. D'un certain côté, je ne peux leur donner complètement tort, la plongée étant peut être un des seuls loisirs où plus on devient « bon », moins on se dépense inutilement, un des talents d'un plongeur étant de consommer peu d'air en faisant un minimum d'efforts inutiles. Aussi j'ai vu d'un très mauvais œil l’entraînement physique nécessaire au passage de mon niveau 4, à savoir une épreuve de 800 mètres en palme masque tuba chronométrée, et une épreuve de sauvetage, cauchemar récurrent de ma préparation. Cette épreuve chronométrée également consiste en un 100 mètres PMT (palmes, masque tuba) suivi dans la foulée d'une apnée dynamique à 5 mètres de profondeur pendant 20 secondes ( en gros après avoir nagé 100 mètres, vous plongez et nagez pendant 20 sec au fond, pas le droit de s'accrocher et d'attendre), puis vous ressortez, et moins de 10 secondes plus tard, vous retournez chercher le mannequin resté au fond à … 5 mètres justement, que vous ramenez sain et sauf à bon port 100 mètres plus loin, sans qu'il boive la tasse( vous, vous avez le droit). Cette épreuve est un calvaire. Il faut bien rentrer dans son rythme pour ne pas être essouflé au bout des 100 premiers mètres, sinon, il est impossible de tenir son apnée et ainsi de suite. On rate une partie, on est disqualifié, au revoir, la sortie c'est par ici, merci d'être venu. Une semaine avant l'épreuve, j'étais encore limite ! Grâce au soutien de mes camarades et de mon prof ( merci Yvan) et à leur conseil, la dernière semaine a tenu du miracle de par l'amélioration de mes performances.
Le niveau 4 est dans la poche et je suis bien content. Je suis maintenant à Camopi, en Guyane, et ça fait 6 mois que je n'ai pas trempé mes palmes dans l'eau. Il y a quelques jours, je suis allé me baigner avec quelques amis dans l'Oyapock du côté de l’îlot au milieu du cours d'eau, dans les rapides entre la rive française et la rive brésilienne. Séparé de la majorité du petit groupe qui était resté sur la langue de sable centrale où l'eau n'arrivait que jusqu'à mi mollet, je me suis retrouvé dans un courant « pas si fort que ça », mais avec un mauvais nageur. Ce qui en soit était une balade, se laisser aller dans le courant tranquillement jusqu'à ce que ça se calme, a commencé à mal se passer avec la panique qui commençait à apparaître sur son visage. Je me suis rapproché de lui, et tout en me laissant porter par le courant, j'ai essayé de le rassurer. Inutile ! Quand la panique apparaît, il est très dur d'y résister. J'ai alors pris la décision de l'attraper et de le prendre en charge, façon sauveteur. Mais le bougre, de plus en plus agité par l'angoisse, me donnait bien plus de mal à maintenir à flot que le mannequin inerte de mon épreuve. C'est fou ce qu'on peut consommer comme air quand on doit nager pour soutenir deux personnes au lieu d'une. En même temps que je le maintenais à flot, je faisais des signes au petit groupe resté sur l’îlot. Le temps paraît long dans ces cas là. Arrivé à moins de deux mètres de l'îlot, le courant trop fort pour le ramenersur le bord me maintenait hors de portée de main de l'aide tant désirée. L'essoufflement vient. La panique aussi. Rester calme. Pile à l'endroit où je suis je n'ai pas pied. À moins de deux mètres, le fond ne dépasse pas trente centimètres. Nous réussissons à le sortir de l'eau, en nous y mettant à quatre, mais trois m'ont rejoint au même endroit pour ça et nous voilà à nouveau dans la même situation, coincé dans trois fois rien avec maintenant deux sur les trois qui paniquent, la troisième est épuisée. Pour ma part, l'effort soutenu depuis le début m'a séché, et un ultime effort de ma part me permet de rejoindre la bande de sable. Quasi au même moment, une pirogue heureusement de passage juste à côté récupère mes amis à bout de force. Résultat : Pas de dégat. Une magnifique frayeur, et le constat d'une noyade évitée de justesse. Nous avons revu le site. Ridicule ! Nous avons failli nous noyer dans un verre d'eau. Il suffisait de se laisser porter tranquillement par le courant et quelques mètres plus loin, il n'y avait plus de danger. Facile à dire quand on sait nager et qu'on ne panique pas. Je m'en veux un peu bien sur de n'avoir pas réussi à l'amener jusque là. D'un autre côté, j'ai tenu une bonne cinquantaine de mètres dans le courant en tenant un agité paniqué.
Ma conclusion ? Sans l'entrainement technique et cardio training en rapport avec mon niveau de plongée, il y aurait certainement eu un noyé ce jour là. Je ne pensais pas m'en servir un jour et certainement pas aussi tôt. Nous nous sommes fait une bonne frayeur et être en bonne condition physique aide à tenir le temps nécessaire pour sortir d'un mauvais cap. D'un autre côté, je dois être honnête, j'aurais été incapable d'aller chercher les autres si la pirogue n'était pas arrivée. Traumatisant !
Donc le cardio training est utile. Ce n'est pas une perte de temps. Qu'il soit pour améliorer vos performances sportives, votre condition physique, votre état de santé général, et ce quel que soit votre âge. Il peut être pratiqué de bien des façons dont certainement au moins une qui vous convient, et en plus, cerise sur le gateau, il peut vous sortir d'un mauvais pas un jour, car on ne sait jamais de quoi demain sera fait.
Allez, c'est pas tout ça, je vais aller pédaler un peu, moi !